Quelques données principales :
- L'Italie est la sixième puissance industrielle
- Nombre d'entreprises : 3 539 820 (fin 1997)
- Principales entreprises nationales : Telecom italia, Agip Petroli, SNAM (gaz), Enel (énergie), Enichem (chimie), FS (transports), Alitalia, IP (pétrole), RAI.
- Entreprises ou filiales françaises implantées en Italie : Alcatel-Alsthom, Danone, Michelin, St-Gobain, GAN, Crédit Agricole, Parisbas, BNP, Auchan, Promodès, Décathlon, LVMH,...
- Emplois : 20 937 823 (1999)
- Taux de chômage : 11,4 % (fortes disparités entre le Nord (7%) et le Sud du pays)
- Le travail au noir ( collaborazione) concernerait 1 travailleur sur 5
- La France est le second partenaire commercial de l'Italie après l'Allemagne.
Source : Institut Culturel italien de Paris
Chômage
Le taux de chômage en Italie est marqué par de fortes variations régionales. Dans le nord, où sont concentrées la majorité des grandes entreprises et des centaines de PME, il ne dépasse guère 7 à 8 %, alors que dans le Sud, il concerne pratiquement 25% des actifs dans certaines régions. Le chômage des jeunes est très important, mais l'assouplissement de la législation sur le travail temporaire, jusqu'alors interdit, devrait leur bénéficier.
Répartition des emplois
Environ 60 % de la population travaille dans les services, 31% dans l'industrie et seulement 8,5% dans l'agriculture.
En 2001, 383 000 emplois ont été créés (bilan de l'Unioncamere). Les PME ont créé environ 4% de postes de plus que l'année précédente, les grands groupes seulement 1%.
Selon l'APEC, dans les années à venir, les entreprises sont quatre fois plus nombreuses à envisager une croissance de leur effectif cadre qu'une réduction : des perspectives positives pour l'emploi cadre, proches de la moyenne européenne.Tous les secteurs sont concernés, mais ce sont les Services qui l'emportent. Les grandes entreprises envisagent plus souvent une croissance de leur effectif cadre que les petites.
Secteurs qui recrutent
Au palmarès des secteurs où les Français ont le plus de chances de s'insérer :
- les professions commerciales (à condition de parler couramment l'italien)
- l'hôtellerie
- les secteurs techniques, d'études et de l'informatique (Italie du Nord)
Six régions du Centre et du Nord (Lombardie, Piémont, Vénétie, Emilie-Romagne, Marches et Toscane) regroupent les principaux foyers de croissance industrielle de l’Italie, tandis que quatre (Lombardie pour les services financiers, Toscane et Latium pour le tourisme, Ligurie du fait du port de Gênes) sont très actives dans les services marchands.
Poids des PME/PMI
La majorité des nouveaux emplois créés par l'économie italienne proviennent des PME-PMI exportatrices, en particulier dans les secteurs des assurances, des banques et de la grande distribution.
Ce sont principalement les jeunes qui sont concernés par ces offres d'emploi , à condition de maîtriser une langue étrangère et de posséder , si possible, une formation en marketing ou en recherche de projet.
Les secteurs où les Français peuvent espérer décrocher un emploi sont liés à l'import-export (vendeurs, contrôleurs de gestion, secrétaires de direction bilingues ou trilingues), mais aussi au tourisme, à la restauration, à l'enseignement.
Parmi les professions libérales, les médecins français ont de sérieux atouts pour s'installer en Italie.
Conditions de travail
- Le contrat de travail type est à durée indéterminée. Les CDD doivent faire l'objet d'un accord avec l'Agence pour l'emploi. Tout contrat de travail doit être obligatoirement écrit.
- Période d'essai : de 15 jours à 6 mois
- Il n'existe pas de SMIC. Les conventions collectives définissent un salaire minimum par branche.
- Temps de travail : 40 heures par semaine. Débat ouvert sur les 35 heures
- Congés : 22 jours ouvrables et 88 heures d'absence autorisées dans l'industrie
Formalités pour les ressortissants communautaires
Tout résident français, ou d'un pays de la communauté, doit effectuer un certain nombre de démarches en arrivant en Italie.
- Au- delà de 3 mois, ils doivent obtenir un permis de séjour pour activité salariée (permesso di soggiorno). On peut l'obtenir auprès de la Préfecture de police (Questura) la plus proche de son domicile, en fournissant un document d'identité, le formulaire E111 et, éventuellement, une lettre d'embauche de son employeur.
- Ils doivent en outre se faire attribuer un code fiscal auprès du centre des impôts (Guardia di finanza) de leur domicile
- puis aller à la mairie de leur commune (Ufficio Anagrafe) pour obtenir un certificat de résidence (certificato di residenza) et un livret de travail (libretto di lavoro)
- Enfin, ils doivent s'inscrire à l' Azienda Sanitaria Locale (sécurité sociale italienne) et à la Sezione Circoscrizionale per l'impiego (Collocamento) pour être inscrit comme demandeur d'emploi.
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